Le porte-jarretelles

Le porte-jarretelles

Un porte-jarretelles dont les jarretelles soutiennent des bas. Le porte-jarretelles est un sous-vêtement féminin. Pièce de lingerie, il s'apparente à une ceinture entourant la taille ou reposant sur les hanches. Il est muni d'attaches (les jarretelles) servant à soutenir les bas « simples ». Il est parfois associé au port de bas dits auto-fixants.

Histoire

Une légende, lancée par l'écrivain et dessinateur Jacques Lob dans le magazine Pilote puis plus tard dans L'Écho des savanes, en attribue la paternité à Gustave Eiffel. En réalité, c'est en 1876 que Féréol Dedieu, corsetier, tente de remettre au goût du jour un système d'attache des bas en vogue sous Louis XIV. pour des raisons médicales. En effet, les jarretières posaient des problèmes de circulation du sang à certaines femmes. Jugé inesthétique, il fut tout d’abord boudé. Lorsque la mode imposa le corset qui s’ornait de jarretelles pour soutenir les bas, ce furent tout d’abord les Anglaises qui l’adoptèrent à partir de 1893.

Paul Poiret, grand couturier français des années 1930, contribuera à donner au porte-jarretelles ses lettres de noblesse. L’affiche du film L'Ange bleu sur laquelle on voit Marlène Dietrich vêtue d’un porte-jarretelles dans une pose provocante contribua également à lancer cette pièce de lingerie. Mais les privations de la Seconde Guerre mondiale portent un coup d’arrêt à son développement. Après la guerre, les Américains répandent les bas nylons. Marcel Rochas crée la guêpière. La mode change et le porte-jarretelles a mauvaise réputation, devenant le signe de reconnaissance de la prostituée. Pendant les années 1960, la minijupe s'accommode plutôt du collant, plus pratique et moins voyant.

Dans les années 1970, Chantal Thomass, entre autres, réintroduisit la lingerie sexy et sophistiquée pour les femmes élégantes. Les années 1980 sont celles du redémarrage du porte-jarretelles.

Certains films, à l’instar de L'Ange bleu, contribuent à populariser cet accessoire. On peut citer Lunes de fiel dans lequel Emmanuelle Seigner apparaît en talons aiguilles, bas et porte-jarretelles sous un imperméable. Ou encore Talons aiguilles où les hommes qui se travestissent en femme commencent toujours par mettre un porte-jarretelles.

Le porte-jarretelles regagne depuis quelques années la faveur des jeunes femmes. En France 10 à 15% des femmes déclarent en porter. Sa présence fréquente dans les rayons des supermarchés, et non plus exclusivement dans les boutiques de lingerie, en est la démonstration.

Le serre-taille et la guêpière sont deux déclinaisons du porte-jarretelles.

 Symbolique

Jusqu'à l'apparition du collant, à la fin des années 1960, la fonction du porte-jarretelles est utilitaire. Depuis lors, il est porté dans un but de séduction ou d'érotisme et est devenu un puissant symbole de féminité. De nos jours, les femmes qui utilisent le porte-jarretelles sont généralement reconnues pour leur charme, leur élégance, leur raffinement, voire leur sophistication.

Associé à la volonté de séduction de celles qui le portent, le porte-jarretelles est l'objet de fantasmes, voire de fétichisme de la part de beaucoup d'hommes.

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